Idéa, GYS, Igreca et Camac : lauréats du Prix image entreprise 2016

Le groupe IDEA. La digitalisation est en marche

Le groupe de logistique industrielle Idéa (1.000 salariés, 100 millions d’euros de CA), basé à Montoir-de-Bretagne, en Loire-Atlantique, a investi 2,5 millions d’euros dans sa digitalisation : équipement des camions avec des mini-caméras Gopro, utilisation de lunettes munies de caméras miniatures par les salariés pour réaliser des tutoriels à l’attention des intérimaires, recours à des drones pour la surveillance des bâtiments, etc. La stratégie de Bruno Hug de Larauze, P-dg du groupe, consiste à développer la compétitivité de la supply chain des industriels en misant sur les nouvelles technologies. Idéa, en partenariat avec la société Scallog, a ainsi expérimenté une solution robotique de magasin automatisé modulaire permettant d’augmenter la productivité des préparations et de diminuer la surface de stockage.

GYS. L’entreprise mayennaise portée par ses contrats mondiaux

Spécialisée dans la fabrication d’équipements pour la soudure, l’entretien de batteries et la réparation de carrosseries, la société Gys signe cette année un deuxième contrat avec Volkswagen portant sur la fourniture de chargeurs de batterie intelligents. Un accord qui ouvre au Mayennais les portes des 80.000 concessions que compte la marque dans le monde. De quoi stimuler l’activité de son usine de Saint-Berthevin qui emploie 350 des 600 salariés que compte Gys. La société y investit d’ailleurs sur deux ans 6 millions d’euros dans une extension de 3.000 m² du site de production et dans 2.500 m² dédiés à la logistique. Son P-dg Bruno Bouygues table cette année sur 72 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 63 millions en 2015, réalisé à plus de 50 % à l’international. Après la Chine, le dirigeant étudie l’implantation d’une troisième usine dans le monde.

Igreca. L’expert en ovoproduits passe la barre des 100 millions d’euros

Cette discrète entreprise familiale de Seiches-sur-le-Loir (Maine-et-Loire), créée en 1947, est spécialisée dans les ovoproduits déshydratés à destination des industriels de l’agroalimentaire. Dirigée par Ludovic et Matthieu Justeau, Igreca exporte ses œufs en poudre dans une soixantaine de pays où elle réalise les deux tiers de son chiffre d’affaires (103 millions d’euros en 2015 pour 93 millions d’euros en 2014 et 90 millions d’euros en 2013). Employant 233 salariés en Anjou, l’entreprise dispose, depuis 2012 et la création de sa filiale Eggway, d’un second site de production en Inde. Dédié au marché indien et à l’export, ce site emploie 65 personnes. Pour accompagner sa croissance, Igreca a investi plus d’un million d’euros fin 2015 pour une extension de 1.000 m² de sa zone de stockage de produits finis en Anjou.

Le coup de cœur du jury pour les Harpes Camac

La PME de Mouzeil (Loire-Atlantique), seule fabricante de harpes en France, vient d’ouvrir sa quatrième boutique à l’étranger, à Rotterdam (Pays-Bas). Le facteur de harpes qui réalise plus de moitié de son CA à l’export vient aussi d’inaugurer un autre magasin à Los Angeles. Le carnet de commandes est plein. « On a 250 harpes à fabriquer, on est en rupture de stock », explique Jakez François. Pas question pour autant pour le P-dg de changer quoique ce soit. « Cette année est particulièrement exceptionnelle mais on sait que le marché n’est pas en train d’exploser », précise le dirigeant. Les Harpes Camac emploient 45 salariés et réalisent un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros. La PME de Mouzeil fabrique 2.000 harpes celtiques et 300 harpes classiques par an.